Le SNEST : 20 années d’implication pour la qualité

mementoL’usage des écrans de sous-toiture a fait l’objet d’un important travail de codification initié par le SNEST et mené avec détermination durant 20 ans.

Apparus sur le marché français au tournant des années 80, les écrans de sous-toiture ont été mis en œuvre durant une dizaine d’années selon les prescriptions des professionnels et de chacun des fabricants.
Ce n’est qu’au début des années 90, au gré des remises à jour des DTU relatifs à la couverture, que les documents normatifs relatifs à la couverture ont commencé à mentionner, assez discrètement, ces composants de la couverture.

Prescrits pour la première en 1990 dans le DTU 40.241 – NF P 31-205 « Couvertures en tuiles planes en béton », la pose d’un écran de sous-toiture est mentionnée, par la suite jusqu’à 1997, dans six autres DTU relatifs à la couverture (soit dans l’ordre de référencement les DTU 40.11 – NF P 32-201, DTU 40.21 – NF P 31-201, DTU 40.24 – NF P 31-207, DTU 40.22 – NF P 31-201, DTU 40.23 – NF P 31-204, DTU 40.211 – NF P 31-203, DTU 40.21 – NF P 31-202)

1997 année de la création du SNEST

Pour les six principaux industriels présents alors sur le marché, ces timides avancées étaient d’autant plus insuffisantes que l’usage des écrans de sous-toiture commençait à se généraliser dans la filière, à la faveur notamment d’une offre de produits de plus en plus variée et de l’arrivée sur le marché d’une nouvelle génération d’écrans dits « HPV » (Hautement Perméables à la Vapeur) dont l’utilisation était mal maîtrisée.
Désireux d’encadrer la prescription et la mise en œuvre de leurs écrans, ils ont considéré qu’il convenait d’abord de faire reconnaître leur représentativité par la création d’un syndicat dédié. Ils ont donc créé à cette fin le SNEST (Syndicat National des Ecrans de Sous-toiture) en 1997.
Soucieux de promouvoir la qualité des produits, le SNEST mettra un point d’honneur, dès sa création, à n’accepter parmi ses membres que des fabricants détenteurs d’Avis Technique ou, à défaut, de rapports d’Enquête de Technique Nouvelle effectuée par un bureau de contrôle agréé.

Une démarche menée dans le cadre d’une large concertation

Pour aborder tous les aspects de la filière, le SNEST s’est appuyé, dès sa création, sur le concours du CSTB, de l’Agence Qualité Construction, des bureaux de contrôle et des organismes professionnels, notamment l’UNCP et la CAPEB.
Cette concertation visait d’abord à définir précisément la fonction des écrans de sous-toiture afin d’établir, ensuite, un référentiel permettant d’apprécier les performances des matériaux et des produits et leur domaine d’emploi.
marquage-primCette première étape a conduit au marquage des emballages des catégories de produits à identifier en fonction de leur mode d’application : sur support discontinu, sur support continu et HPV…
L’initiative arrivait à point nommé car la profession était de plus en plus consciente de l’utilité de mieux encadrer l’usage des écrans de sous-toiture dont la demande était croissante depuis la tempête de 1999.

2001, une avancée pour les règles de l’art

Au tournant du millénaire, la volonté de définir enfin les règles de mise en oeuvre, particulièrement pour traiter les points singuliers, toujours sujets à caution, relevait donc de l’urgence.
C’est dans le cadre du Groupe spécialisé N°5 constitué avec le CSTB, des couvreurs et des bureaux de contrôle que ce nouveau projet codificatif à abouti à la publication du « Cahier des Prescriptions Techniques de mise en œuvre des Ecrans de Sous-toiture faisant l’objet d’un Avis Technique ».
Outre la clarification attendue, cette avancée a permis aux écrans de sous-toiture de ne pas être mis en observation par la C2P (Commission Prévention Produits) de l’Agence Qualité Construction, l’instance chargée d’évaluer les conditions d’assurance des produits et procédés de construction… Et ainsi d’être considérés comme « à risque normal ».

2007, marquage CE versus homologation

Avec l’entrée en vigueur de la Directive Construction, un nouveau défi était lancé à la profession. Entré en vigueur en octobre 2007, le marquage CE (norme européenne NF EN 13859-1) unifiait les méthodes d’essais des écrans de sous-toiture mais sans fixer de seuils de performance ni les domaines d’emploi. Ses exigences s’avéraient notoirement insuffisantes pour les industriels, prescripteurs et utilisateurs soucieux de mettre en œuvre des produits adaptés à chaque usage et validés… En outre, il reposait sur la seule déclaration des fabricants.
C’est pourquoi, le SNEST a décidé de proposer à la filière une évaluation alternative reposant sur la démarche volontaire des fabricants : l’homologation des écrans de sous-toiture.
Officialisé  en janvier 2009, ce signe de qualité précisait dans son référentiel d’évaluation :
• les caractéristiques mesurées par des laboratoires indépendants;
• la procédure d’audit initial en usine;
• le classement des performances E.S.T. en fonction de l’usage, pour la mise en œuvre;
• et enfin les règles de mise en œuvre.
L’ensemble des dispositions relatives à cette nouvelle homologation et à son application concrète donnera lieu immédiatement à l’édition, par le CSTB, de 2 Cahier de Prescriptions Techniques: le Cahier 3651-1 relatif au Référentiel et le Cahier 3651-2 dédié aux « Règles de mise en œuvre ».
En outre, au-delà de la couverture, l’encadrement des écrans de sous-toiture touchait également d’autres professions. C’est ainsi qu’une année avant l’homologation, le CSTB préconisait également fortement leur utilisation dans son Cahier CPT3560 (Prescriptions Techniques communes de mise en œuvre des procédés d’isolation thermique de combles).

2015, certification et normalisation au premier plan

Aussi utile qu’elle fût, cette homologation, n’était qu’une étape intermédiaire dans la stratégie de normalisation. Pour les membres du SNEST, il s’agissait, à terme, de hisser les produits au niveau de la certification et d’encadrer leur mise en œuvre par une norme spécifique.
QBL’année 2015 aura été emblématique à cet égard en couronnant plus de 5 ans d’efforts par :
• la publication, en janvier 2015, du Référentiel de la Certification EP14 « Ecrans souples de sous-toiture »,
• et celle, en novembre de la même année, la norme NF DTU 40.29 dédiée exclusivement à la « Mise en œuvre des écrans souples de sous-toiture ».
Désormais entrée dans les mœurs de la filière, la certification n’a connu, depuis lors, qu’une évolution mineure : l’abandon de la dénomination initiale Certifé CSTB Certified au profit de la seule marque harmonisée QB.